Recherche

Mouvement Inter Luttes Indépendant

Une autre manière de prendre parti pour rompre avec l'isolement

Voyant venir la période morose des examens de fin d’année scolaire, si propres à isoler les individus et à briser les mouvements sociaux, en milieu lycéen et étudiant, et d’autre part avançant avec l’objectif de regrouper nos sensibilités, afin de les constituer une force, il nous semble primordial de développer un moment de rencontre, hors des cadres militants ou conflictuels.

Nous avons au long des manifestations appris à briser les frontières entre les pratiques et fait preuve d’unité, ainsi que de solidarité, que ce soit face aux forces de l’ordre ou les différentes instances de répression. C’est pourquoi, il nous faut maintenant apprendre à nous connaître, à échanger pour mieux s’organiser par la suite. Le MILI organise en conséquence un barbecue/repas vegan, le samedi 11 juin, sur la petite ceinture au niveau du métro Maraîchers.

Plusieurs graffs seront réalisés, une tombola aura lieu, et nous vous invitons à multiplier les discussions au sein de l’événement. Venez avec votre bonne humeur et vos ami-e-s.

L’entrée de la Petite ceinture est tout près du croisement entre la rue des Pyrénées et de la rue Vitruve. Des indications sur les murs vous serviront à vous orienter.

Tout le monde pensait que le mouvement ne durerait qu’un petit mois, mais l’ensemble c’est trompé et l’effervescence collective a permis de faire naître une force, jeune et moins jeune, mais unie dans la lutte.

Cette union c’est traduit par une solidarité dans les actes de solidarité et le fait d’accepter qu’une multitude de pratiques puissent s’exprimer en manifestation ou ailleurs, de manière non-violentes ou violentes, mais offensives, car arrivant à arracher un peu de liberté ou devrait-on dire d’espace. Le fait d’empêcher la scission des cortèges, lorsque la police charge ou gaz est un exemple concret de victoire.

Lorsque les bureaucraties syndicales et autres gestionnaires appellent au simple retrait de la loi travail, tout en travaillant avec la préfecture, on ne peut que leur rire au nez.
Demander le retrait de la loi travail est certes une nécessité pour porter la lutte, mais s’enfermer dans un simple retrait en devient néfaste, car il laisse supposer qu’avant c’était bien, ou mieux, alors que combattre la loi travail sans s’en prendre à son monde, c’est-à-dire à l’état d’urgence, au projet de réaménagement de territoire, de restructuration dans les entreprises, en gros, au capitalisme, n’a aucun intérêt.

Les grèves se multiplient, les blocages s’accentuent, l’économie est perturbée. C’est le moment pour la jeunesse de rejoindre les travailleurs, comme ils l’ont fait lors des dernières manifestations, pour les aider à bloquer et faire face aux flics qui viennent les déloger. Créer des ponts tangibles, s’inscrivant sur la durée. Une assemblée générale « On bloque tout » concernant les lycéens et lycéennes se déroulera lundi au CICP, 21 ter rue voltaire, métro rue des boulets, de 16h à 18h.

La répression s’accentue également. Plusieurs dizaines de personnes se sont vues notifier des interdictions de manifester, à Paris, la semaine dernière. Quatre interpellations, assez arbitraires, car fondées sur des notes blanches, donc des données recueillies par les renseignements généraux. Les cibles sont claires : des individus s’organisant et non des actes.
Il y a aussi eu plusieurs tentatives d’occuper des lycées pour y mettre en place des projections, des bouffes pas cher, des discussions et d’autres initiatives, qui se sont soldés par des évacuations sous pression policière. En France, on envoi des gendarmes mobiles pour déloger des lycéens, dans une salle de leur établissement, tranquillement en train de discuter. Le fameux dialogue avec la jeunesse, qui se fait à coup de tonfa et de pression.

Malgré tout, ce n’est pas le moment de flancher. Au contraire, de plus en plus de monde rejoint la lutte, ainsi on remarque que de nombreux groupes s’organisent pour tenir la rue ou imaginer d’autres initiatives créatives et permettant de faire des chouettes rencontres.

-> La prochaine manifestation aura lieu JEUDI 26 MAI, au départ de Bastille à 14h pour aller en direction de nation.
-> En attendant, nous appelons à retenter les occupations de lycée pour créer des situations où l’on a un impact sur le réel, sur ce que l’on organise collectivement et pouvoir s’organiser sans être pris par l’urgence du temps.
-> Soutenir les travailleurs en grève et les rejoindre sur les blocages.
-> Participer à l’assemblée générale lycéenne « on bloque tout », qui aura lieu lundi au CICP, 21 ter rue voltaire, métro rue des boulets, de 16h à 18h.

A Paris, depuis deux mois, des centaines de milliers de personnes manifestent contre la loi travail avec une habileté croissante à tenir la rue. Le récit officiel qui voudrait réduire ce qui se passe à un simple épisode de « mouvement social » pour le retrait d’un projet de loi avec ses rôles obligatoires (les différents corporatismes en lutte, les « jeunes » étudiants et lycéens, les casseurs décérébrés surgis de nul part) apparaît en complet décalage avec la réalité des cortèges en tête de manif : de plus en plus massifs, hétérogènes et déterminés.

On voit que le « mouvement » actuel trouve ses propres forces en débordant les cadres habituels du ronron contestataire. Après 10 ans de léthargie, il pourrait se dessiner enfin la perspective d’un soulèvement en France et la possibilité politique de nous réapproprier nos conditions d’existence.

Le 12 mai, un pas supplémentaire a été franchi avec l’occupation d’un lieu pour le mouvement à l’école des Beaux-Arts. Une base pour ancrer le rapport de forces et développer les liens esquissées entre les multiples forces du mouvement.

Depuis plusieurs semaines, nous nous opposons à la loi travail, car nous nous opposons au travail, à son aliénation et à l’exploitation. Nous ne nous contentons pas de critiquer la loi travail et le travail comme des faits isolés. Au contraire, nous avons affirmer dans nos écrits et dans nos actes la volonté de refuser la société capitaliste et sa forme néo-libérale, qui a pour objectif de nous individualiser. Nous ne sommes pas dupes et avons contesté les mesures sécuritaires passées sous couvert de lutte contre le terrorisme et qui sont en fait utilisées pour stigmatiser les populations musulmanes, assimilées ou les personnes agissant sur le terrain dit « politique ». Encore aujourd’hui, l’état d’urgence va être prolongé de 2 mois.

Le mouvement s’est construit sur des bases autonomes, c’est-à-dire en rupture avec les institutions. Les syndicats pensant représenter la jeunesse sont à la ramasse, préférant négocier et bouffer avec les ministres, plutôt que de poser un réel rapport de force dans la rue ou lors d’occupations – la jeunesse a pris parti pour une organisation révolutionnaire et sensible. Des liens sont nés, des bandes s’organisent, des actions sont menées et des perspectives se dessinent.

Les perspectives sont de prendre la rue et de la tenir, ce qui signifie y rester et constituer une force permettant de se saisir d’espaces pour « travailler » a la création, croissante, d’un renforcement du parti que nous prenons : celui de la rupture avec la passivité, ainsi qu’une lutte de longue durée pour rompre avec l’isolement.

Le mouvement inter luttes indépendant appelle l’ensemble de la jeunesse, ainsi que toutes les personnes sincères à se mobiliser le 28 avril et à multiplier les moments d’organisation pour faire sa fête au travail le 1er mai, avant et après.

– Jeudi 28 avril, 14h, à Denfert-Rochereau en direction de nation.
– Dimanche 1er mai, 15h, à Bastille en direction de nation.

Les membres du Mouvement Inter Luttes Indépendant vous invitent toutes et tous à venir participer à une journée qui nous permettra d’avoir un soutien financier, mais également d’échanger, car ces dernières semaines se sont enchaînées relativement vite et que nous n’avons pas pris le temps de créer suffisamment d’espaces de débat. Une partie des fonds seront versées à la caisse contre la répression d’Île-de-France.

// Programme //
15h – 18h : projection du film « Dans le patio universitaire des lieux communs » et discussion autour de ce dernier.
18h – 21h : open-Mic avec les potes de KESKIYA qui vont nous filer un coup de main. Les inscriptions se feront sur place.
21h – 23h : La Basse Cour sera présente pour mixer et mettre une bonne ambiance.

Il y aura également des tables d’informations (brochures, tracts, livres, stickers, etc) d’autres collectifs, de quoi bouffer en vente à prix libre et de la bière (prix à déterminer dans les jours qui arrivent).

En espérant vous voir nombreuses et nombreux, samedi 23 avril, dès 15h ou après, au 33 rue des vignoles, Paris 20ème, métro avron (ligne 2) ou buzenval (ligne 9).

Les semaines passent, la mobilisation s’amplifie, mais nous n’avons plus besoin de le dire. L’ensemble des personnes présentent et s’opposant à la loi travail, mais également à la loi du travail sur nos vies, l’ont bien compris. Les blocages de lycées faiblissent, mais le nombre de lycéens mobilisés augmentent, tout comme le nombre d’occupation de salles ou d’amphithéâtre dans les facultés.

Nous, la jeunesse, ne combattons plus uniquement une loi, mais l’ensemble du système capitaliste qui précarise nos vies, nous isole et nous détruit. S’opposer à la loi du travail en luttant permet de créer des rencontres, des moments forts, des instants où la liberté n’est plus vécu à travers la société marchande, mais la réappropriation directe de nos conditions d’existences et de territoires.

Une certaine conflictualité est de fait poser, car le gouvernement réprime à l’aide des flics, qui n’hésitent plus à frapper violemment des jeunes et des moins jeunes. On a pu dénombrer au moins une centaine de personnes blessées par diverses armes, tel que des tonfas, des grenades de désencerclement ou lacrymogènes, mais également le fameux flashball – cette arme a déjà fait perdre des yeux à des personnes lors des luttes précédentes et la police n’a normalement pas le droit de tirer dans le visage, ce qu’elle ne respecte pas.

S’opposer avec diverses modalités d’actions ne signifient pas qu’il faut s’enfermer dans une contestation négative, car la négativité permet de créer du positif. C’est ainsi que sur la place de la République diverses choses se construisent et s’expérimentent de manière collective, tout comme dans les facultés ou lors des blocages. Penser des nouvelles formes de lutte et d’action sont nécessaire pour ne pas s’enfermer et donner envie aux gens de nous rejoindre.

Jeudi 14 avril, nous appelons l’ensemble des jeunes a bloquer les établissements et à participer à se réunir à 11h place de la république, puis a participer a la manifestation inter-syndicale en tête de cortège à Stalingrad pour 14h qui aura lieu l’après midi. Retrouvons-nous en tête de cortège et restons unis, car c’est là qu’est notre force réelle ! Réunissez-vous en AG locale pour vous organiser en dehors des bureaucraties syndicales !

Nous, la jeunesse, que l’on soit lycéen ou étudiant, scolarisé ou pas, jeunes travailleurs ou au chômage, avons bloqué nos établissements, participé à des manifestations offensives contre ce et ceux qui prétendent s’attaquer à nos conditions d’existence. Contrairement à ce que les bureaucraties syndicales veulent nous faire croire, le problème ne vient pas d’un prétendu dialogue social qui aurait été rompu suite à la proposition d’El Khomri de la loi travail, mais d’une énième destruction d’acquis sociaux.

Personne n’est dupe et nous savons que ces bureaucrates vont discuter avec nos ennemis, ceux que nous cherchons a destituer et a ne jamais remplacer.

La loi travail n’a été qu’un effet déclencheur parmi une rafale de lois sécuritaires, des projets inutiles et imposés, de lois contre les travailleurs, d’une montée graduelle de la répression faîte aux migrants et c’est pour ça que lors des manifestations lycéennes, ainsi qu’étudiantes, a aucun moment les slogans, les pancartes et les banderoles ne se sont limités à la loi travail. Critiquer la société pour penser l’état du monde. Voilà une phrase résumant l’esprit que porte la jeunesse.

Nous avons également pu nous rendre compte que le gouvernement ne veut pas nous laisser nous organiser pour que nos rêves deviennent réalité. Ainsi, à de multiples reprises, les flics (bac, gendarmes mobiles et tous les autres) ont défendu des cibles pour défendre un ordre que nous combattons et ont frappé violemment de très nombreuses personnes. Mardi 5 avril, deux banderoles annonçaient la répression ou devrait-on plutôt parler d’une violence structurelle et voulu pour nous déstabiliser, sur la première on pouvait lire « les flics n’ont pas d’âme » et sur la seconde « le ciel sait que l’on saigne sous nos cagoules ». Oui, les flics n’ont ni honneur ni d’âme et frappent des jeunes violemment, car le sang a coulé derrière des cagoules, ou non. Au moins 6 personnes avec le crâne ouvert, rien que pour la journée du 5 avril. Combien de personnes blessées depuis le retour du mouvement social ? Combien de personnes arrêtées ? Suffisamment pour ne pas pouvoir rester chez soit samedi 9 avril.

Ne nous plaçons pas en position défensive, mais prenons acte que nous ne voulons pas être encadré, car l’esprit de la manifestation n’est pas définie par la police ou les services d’ordres des syndicats qui bossent avec eux, mais par la jeunesse et toutes les personnes sincères qui en ont marre et qui se placeront en tête de cortège dès 14h à République.

Un mois a passé. Quatre semaines de blocage des lycées et des universités. Les universités sont occupées, bloquées et investies de différentes manières par les étudiants, mais aussi par les travailleurs. La jeunesse porte ce mouvement et impose une certaine radicalité, qui est ressentie tant dans la prise effective de la rue, mais également à travers la critique de la loi travail qui permet de poser les bases pour une critique complète de la société. L’objectif n’est plus un simple retrait de la loi, mais un bouleversement total, qui va permettre d’avoir des meilleures conditions de vie.

Les flics nous empêchent de manifester et n’hésitent pas à nous frapper devant nos lycées et dans les manifestations. De nombreuses personnes ont été blessés par des tirs de flash-ball, des grenades de désencerclement et explosive. Prendre la rue signifie s’organiser pour la tenir. C’est pour ça qu’il faut faire bloc et être solidaire les uns des autres.

Nous lançons un appel au blocage total des établissements pour le mardi 5 avril, mais nous espérons que chacun puisse se saisir de cette date pour penser des actions originales. Organisons-nous en comité autonome partout où nous le pouvons. Combattons les bureaucraties syndicales, soyons réellement indépendant des structures classiques de la politique, critiquons cette loi pour ce qu’elle est : une régression historique de nos droits sociaux, ainsi qu’une atteinte à la dignité de toutes les personnes qui vont être soumises à des pressions plus grandes et de nouvelles galères.

Quel traitement cette loi nous réserve t-elle ?
→ Le tarif des heures supplémentaires peut être diminué de 5 fois sur simple accord d’entreprise.
→ De nouvelles possibilités de licenciement arbitraire
→ L’augmentation 10h à 12h de travail par jour sur simple accord
→ Plus de garanties pour les congés payés en cas de décès d’un proche (mère, père, sœur, etc.)
→ Augmentation du nombre de semaines où l’on peut travailler 44h ou 46h, s’il y a un accord.
→ Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.

Il y a urgence à amplifier la mobilisation si nous ne voulons plus que nos existences se limitent à réveil, travail, dodo et que l’on nous condamne à survivre. Nous sommes les premiers impactés, c’est à nous de décider et nous réapproprier la question de nos conditions de vie.

Nous appelons de nouveau la jeunesse à se mobiliser le mardi 5 avril et avant de toutes les façons imaginables. Bloquons les usines, routes, lycées, facultés pour bloquer l’économie et exiger le retrait de cette loi rétrograde.

Rendez-vous pour 11h à Nation pour une manifestation joyeuse et déterminée !

L’émergence d’un mouvement social, ainsi que la nécessité de pouvoir imprimer du matériel pour ne pas laisser uniquement la place aux bureaucraties syndicales et aux partis, nous oblige à appeler a un soutien financier.

L’argent permettra d’imprimer des tracts, des stickers, des affiches, de financer la préparation d’une fête.
Merci ! Pour nous aider : https://www.lepotcommun.fr/pot/1ku0jftq

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑