Un mois a passé. Quatre semaines de blocage des lycées et des universités. Les universités sont occupées, bloquées et investies de différentes manières par les étudiants, mais aussi par les travailleurs. La jeunesse porte ce mouvement et impose une certaine radicalité, qui est ressentie tant dans la prise effective de la rue, mais également à travers la critique de la loi travail qui permet de poser les bases pour une critique complète de la société. L’objectif n’est plus un simple retrait de la loi, mais un bouleversement total, qui va permettre d’avoir des meilleures conditions de vie.

Les flics nous empêchent de manifester et n’hésitent pas à nous frapper devant nos lycées et dans les manifestations. De nombreuses personnes ont été blessés par des tirs de flash-ball, des grenades de désencerclement et explosive. Prendre la rue signifie s’organiser pour la tenir. C’est pour ça qu’il faut faire bloc et être solidaire les uns des autres.

Nous lançons un appel au blocage total des établissements pour le mardi 5 avril, mais nous espérons que chacun puisse se saisir de cette date pour penser des actions originales. Organisons-nous en comité autonome partout où nous le pouvons. Combattons les bureaucraties syndicales, soyons réellement indépendant des structures classiques de la politique, critiquons cette loi pour ce qu’elle est : une régression historique de nos droits sociaux, ainsi qu’une atteinte à la dignité de toutes les personnes qui vont être soumises à des pressions plus grandes et de nouvelles galères.

Quel traitement cette loi nous réserve t-elle ?
→ Le tarif des heures supplémentaires peut être diminué de 5 fois sur simple accord d’entreprise.
→ De nouvelles possibilités de licenciement arbitraire
→ L’augmentation 10h à 12h de travail par jour sur simple accord
→ Plus de garanties pour les congés payés en cas de décès d’un proche (mère, père, sœur, etc.)
→ Augmentation du nombre de semaines où l’on peut travailler 44h ou 46h, s’il y a un accord.
→ Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.

Il y a urgence à amplifier la mobilisation si nous ne voulons plus que nos existences se limitent à réveil, travail, dodo et que l’on nous condamne à survivre. Nous sommes les premiers impactés, c’est à nous de décider et nous réapproprier la question de nos conditions de vie.

Nous appelons de nouveau la jeunesse à se mobiliser le mardi 5 avril et avant de toutes les façons imaginables. Bloquons les usines, routes, lycées, facultés pour bloquer l’économie et exiger le retrait de cette loi rétrograde.

Rendez-vous pour 11h à Nation pour une manifestation joyeuse et déterminée !

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