Les semaines passent, la mobilisation s’amplifie, mais nous n’avons plus besoin de le dire. L’ensemble des personnes présentent et s’opposant à la loi travail, mais également à la loi du travail sur nos vies, l’ont bien compris. Les blocages de lycées faiblissent, mais le nombre de lycéens mobilisés augmentent, tout comme le nombre d’occupation de salles ou d’amphithéâtre dans les facultés.

Nous, la jeunesse, ne combattons plus uniquement une loi, mais l’ensemble du système capitaliste qui précarise nos vies, nous isole et nous détruit. S’opposer à la loi du travail en luttant permet de créer des rencontres, des moments forts, des instants où la liberté n’est plus vécu à travers la société marchande, mais la réappropriation directe de nos conditions d’existences et de territoires.

Une certaine conflictualité est de fait poser, car le gouvernement réprime à l’aide des flics, qui n’hésitent plus à frapper violemment des jeunes et des moins jeunes. On a pu dénombrer au moins une centaine de personnes blessées par diverses armes, tel que des tonfas, des grenades de désencerclement ou lacrymogènes, mais également le fameux flashball – cette arme a déjà fait perdre des yeux à des personnes lors des luttes précédentes et la police n’a normalement pas le droit de tirer dans le visage, ce qu’elle ne respecte pas.

S’opposer avec diverses modalités d’actions ne signifient pas qu’il faut s’enfermer dans une contestation négative, car la négativité permet de créer du positif. C’est ainsi que sur la place de la République diverses choses se construisent et s’expérimentent de manière collective, tout comme dans les facultés ou lors des blocages. Penser des nouvelles formes de lutte et d’action sont nécessaire pour ne pas s’enfermer et donner envie aux gens de nous rejoindre.

Jeudi 14 avril, nous appelons l’ensemble des jeunes a bloquer les établissements et à participer à se réunir à 11h place de la république, puis a participer a la manifestation inter-syndicale en tête de cortège à Stalingrad pour 14h qui aura lieu l’après midi. Retrouvons-nous en tête de cortège et restons unis, car c’est là qu’est notre force réelle ! Réunissez-vous en AG locale pour vous organiser en dehors des bureaucraties syndicales !

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