Du 30 novembre au 11 décembre le Bourget de Paris accueille la 21ème conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques. Tous les dirigeants des nations unies s’y réunissent pour décider d’un accord international, applicable à tous les pays, qui maintienne le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

En vérité, il n’est pas sûr qu’ils s’accordent, les grandes puissances ne tenant pas à se voir contraintes, pas même pour la planète. Qu’espérer alors d’un tel meeting au sommet ? Car tout le monde le reconnaît, le désastre est immense, et ne va faire que s’aggraver, provoquant notamment des crises alimentaires mondiales, et d’immenses mouvements de personnes. Le capitalisme en quelques siècles s’est imposé sur la destruction, et cela semble continuer au futur inconditionnel. Que faire si nos conditions d’existences semblent condamnées ?

Pour les ONG et la « société civile », la COP21 va échouer, les dirigeants ne vont pas assez loin et s’aveuglent sur l’étendue du désastre. Il faudrait absolument qu’une décision soit prise, que le capitalisme change, quitte à voir se multiplier à l’infini des mea culpa façon Volkswagen. Assurément, il faut un grand changement, mais il est bien moins sûr qu’il faille l’attendre d’un capitalisme enfin moralisé, ou plus équilibré, ni même d’une grande solution contraignante encore à trouver. De fait, toutes les solutions proposées par le nucléaire contre le charbon, l’énergie prétendue verte, et les géo-ingénieurs du climat approfondissent le désastre. 96 millions de boules de plastique noires pour protéger les réservoirs d’eau de Los Angeles de l’évaporation, cela suffit pour l’exemple. Le désastre, nous y sommes donc déjà, et ce n’est pas le premier, ni ce qu’il faut attendre. L’espoir, ça peut pourrir la vie. On s’en remet aux Etats sans voir que leurs réponses font partie du problème. On se tourne vers le futur dans l’attente d’une solution miracle, quand il s’agit d’être à la hauteur du présent.

Les technocrates de la COP21 veulent « gérer » la Terre à coup de règlements, d’impôts, de taxes, de Big data, de nanotechnologies et de marchés carbone. Mais, ce faisant, c’est aussi nos vies qu’ils gouvernent. Ne pourrait-on pas profiter de la situation pour tenter de penser la débâcle écologique autrement, hors de ce scénario qui nous dépossède de toute capacité d’action et ne nous laisse qu’un sentiment de culpabilité devant l’impact écologique de nos moindres faits et gestes quotidiens ?

Que pouvons-nous faire ? Qu’est-ce que cela pourrait être, ici et maintenant, de s’organiser dans la catastrophe climatique ?

Quelle écologie contre la COP21 ? Mardi 13 octobre à partir de 18h, Bâtiment de la Halle aux farines, salle 253 E, Université Paris 7.

Plus d’informations sur d’autres événements à venir sur le blog du collectif climatique.

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