Une collecte en solidarité avec les réfugié-e-s aura lieu vendredi 25 septembre de 17h à 19h, devant le parvis de l’université Diderot, au niveau des halles aux farines, métro bibliothèque François-Mitterrand. Les besoins sont les suivants :

  • Vêtements : doudounes, k-ways, écharpes, gants, etc.
  • Nourriture : gâteaux, conserves, salades, etc.
  • Survie : bâches, sacs de couchage, couvertures, draps, parapluie, ustensiles de cuisine, sacs poubelle, tickets de métro, plans de Paris, réchauds et bombonnes de gaz.
  • Produits d’hygiène : savons, brosses à dents, médicaments, mouchoirs, etc.
  • Papeterie : dictionnaires une ou deux langues (arabe-français-anglais-farsi), cahiers, stylos, bombes de peinture, marqueurs.
  • Cigarettes ou tabac.
  • Vieux téléphones (en état de marche), des cartes sim Lycamobile (certains magasin les donnent gratuitement), des recharges Lycamobile et des chargeurs de téléphone.
  • contact d’une personne véhiculée capable de filer un coup de main de temps en temps.

Par ailleurs, nous voulions préciser que les dons ne sont pas suffisant. Il faut aller à la rencontre des réfugié-e-s pour discuter et réfléchir à des solutions d’hébergement leur permettant de continuer à s’organiser collectivement, etc.

La semaine dernière deux camps (celui de la mairie du 18e et celui des quais d’Austerlitz) ont été expulsé. Ces expulsions sont une volonté évidente de la part des autorités si bienveillantes envers les réfugié-e-s de briser les tentatives d’organisation et de cacher la misère. En effet, derrière l’écran de fumée des relogements, les réfugié-e-s sont dispersés aux quatre coins de l’ile-de-France, isolés et dans des conditions «d’accueil» déplorables : la mairie prétendue socialiste ne trouve rien de mieux que d’envoyer des réfugiés dans un hôpital psychiatrique, puis de faire passer en procès ceux qui ont le malheur de vouloir partir.

D’autres camps verront bientôt le jour et la France devra assumer de prendre en charge une partie de ce qu’elle a provoqué par impérialisme en armant des dictateurs, en menant des guerres stratégiques et en pillant les ressources des pays du sud.

Des milliers de logements sont vides et tandis que certains dorment dehors on préfère spéculer sur des valeurs immobilières. Ces espaces n’attendent que d’être occupés, que ce soit par des réfugiés, des personnes en galère, des sans domicile fixe, etc.

Attendrons-nous encore les promesses du gouvernement et les opérations de communication de la gauche classique ? Il n’appartient qu’à nous de nous rencontrer et de nous organiser. La solidarité est notre arme !

Publicités