Lundi 2 mars 2015, un appel circulait et appelait à se rendre  devant le siège de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles à 18h30, en solidarité avec la Zad du Testet et ses habitants qui se font agresser, depuis plusieurs jours, par les milices fascisantes de la Fnsea , devant l’œil attentif et satisfait des flics.

M’étant rendu, ce soir, à ce rassemblement, je vous livre un compte rendu de ce que j’ai pu observer.

Je savais que les forces du dés-ordre seraient présentes. Je fus pourtant étonné, lorsque je vis la rue de Baume, où se trouve le siège, fermer des deux côtés par une ligne de CRS. Seulement une petite centaine de défenseurs de la vie et de la nature rassemblées face à cette ligne de CRS protégeant les symboles capitalistes. Je me suis demandais : où sont les français lorsqu’il est réellement question de cette liberté qui leur est si cher ? Nous avons essayé de bloquer la circulation, ce que nous avons réussi à faire pendant une trentaine de minutes, sous les cris des riches au volant de leur BMW ou leur porche, jusqu’à ce que les CRS commencent à s’avancer vers nous. Ensuite, nous avons bougé de l’autre côte de la rue. Quelques minutes après les CRS ont tenté de nous encercler pour nous faire rentrer dans une nasse. L’heure de la dispersion avait sonné.

L’état a donc, comme à son habitude, fait appel à ses chiens de garde pour empêcher un simple rassemblement d’avoir lieu. Jusqu’à quand, allons-nous encore rester passifs face à ces abus étatiques ?

Que ce soit à Sivens ou dans nos rues, reprenons ce que l’état nous a pris, éradiquons ces milices, ne laissons pas un sentiment de défaite nous envahir, car lorsqu’en regardant à côté de toi tu vois un visage masqué, prêt à tout pour toi, alors qu’il ne te connaît pas, alors l’espoir n’est pas mort. La révolte gronde. Nous n’oublions pas Rémi, nous n’oublions pas toutes les victimes des flics. Nous n’oublions rien et nous ne vous pardonnerons jamais !

Un jeune qui ne veut pas de l’avenir qu’on lui promet.

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