Avertissement : En écrivant ce tract, nous ne voulons absolument pas abolir Noël ou briser les rêves de vos enfants (ou les vôtres), mais seulement vous montrer que les États tentent, derrière cette fête, de vous cacher que les lutins travaillent dans d’exécrables conditions.

Vous venez de le voir ? Ou vous êtes en train de le regarder ? Le père Noël a été pendu, suite a la sur exploitation de ses petits lutins d’Asie, d’Amérique du sud ou encore d’Afrique. Ce Monsieur avec la barbe blanche, symbole du capitalisme n’est-il pas qu’une illusion de fin d’année pour faire croire aux adultes comme aux enfants que le bonheur se trouverait dans des valeurs matérielles et dans des rêves visant à se voiler la face.

Les cadeaux que vous achetez pour vos enfants, votre compagne, compagnon, votre amant-e-, vos ami-e-s, sont faits par des enfants, des femmes et des hommes qui sont exploité-e-s : qui travaillent dans des conditions inhumaines, qui ne touchent qu’à peine de quoi survivre, alors que ceux qui les exploitent, les grands patrons habitant dans nos pays, dans les « beaux quartiers » parisiens qui pour le soir de Noël vont dépenser des fortunes, alors que ceux qui sont exploité-e-s tentent désespérément de survivre aux conditions misérables qui leur sont imposées. Pendant ce temps, nous Occidentaux, nous mangeons notre foie gras et nos huîtres, et nous ouvrons nos cadeaux sans nous demander à un seul instant, d’où viennent-ils, et dans quelles conditions ils ont été produits.

« J’aimerais tous les voir crever, étouffés de dinde aux marrons » Renaud

De plus, Noël est une fête dont le but est devenu exclusivement commercial, inscrite dans une logique capitaliste. On consomme seulement les produits de grandes multinationales, comme coca-cola qui a donné l’image du père Noël tel que nous le connaissons. La majorité des cadeaux que nous désirons sont issus d’un désir créé uniquement par les publicités empoisonnant notre environnement. On peut rappeler que grâce à notre hyper-consommation en fin d’année les grosses entreprises et magasins font la moitié de leur chiffre d’affaire. On consomme en moyenne 500€ par foyer pour Noël alors que la moitié ne touche pas cette somme en un an de travail, et 100 millions d’enfants survivent dans le dénuement et la détresse !

Noël est finalement le symbole des richesses matérielles en abondance, mais qu’en est-il de notre réel souhait, celui que l’on attend depuis des siècles : la liberté et la justice social ?

Alors si toi aussi tu n’as plus envie d’engraisser le vilain père Noël, n’hésite pas à aider les personnes démunies, à filer tes jouets et
habits que tu n’utilises plus à des associations ou encore faire de la récup, plutôt que d’acheter des jouets fabriques par des enfants et/ou des travailleurs-e-s exploité-e-s. »

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